Le blog de Muriel Touaty - Technion France

mardi 28 mars 2017

Découvrez le teaser de la Mission Annuelle du TECHNION FRANCE, la 12ème édition #ATFMission2017

 

#ATFMission2017 - Technion/Israël - 12 au 15 mai 2017

La 12ème édition de la Mission Annuelle 2017 du Technion France en Israël et au Technion, Israel Institute of Technology

http://eye.technionfrancenews.org



#ATFMission (english version) - Technion/Israël - 12 to 15 May 2017

12th edition of the Annuel Mission 2017 of Technion France in Israel, at the Technion, Israel Institute of Technology

http://eye.technionfrancenews.org

 

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mercredi 22 mars 2017

L’intelligence émotionnelle

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L’intelligence émotionnelle :

 

« Au sein de mes activités et celles de directrice du TECHNION France, l’intelligence émotionnelle est primordiale. Réunir la France et Israël, 2 écosystèmes, 2 cultures, tous deux aux bords de la méditerranée par le facteur humain, qui est un enjeu majeur car celui-ci est basé sur la confiance et l’éthique.

L’aspect « relation interhumain » est une force d’inspiration, dont l’empathie et la bienveillance sont les clefs pour créer des partenariats stratégiques dans deux écosystèmes différents et pourtant ont tout à faire ensemble. »

 

 

“Tout est facile dans la vie, il suffit d'être logique et de contrôler ses émotions ”, cette citation de Madeleine Ferron dans chemin des dames, esquisse la place de l’émotion en entreprise.

 

L’émotion décrite par les psychologues comme « cette réaction psychologique et physique face à une situation » a longtemps été considérée comme une faiblesse, un manque de professionnalisme, rendant parfois difficile l’interaction en milieu professionnel.

 

Du latin « ex movere » signifiant « bouger en dehors ». L’émotion est une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est une réponse à la confrontation d’une situation et à l'interprétation de la réalité. »

 

René Descartes en identifie, dans  les passions de l’âme, six émotions: "l'admiration, l'amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse" et toutes les autres en sont composées de quelques unes de ces six ou bien en sont des esquisses.

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Qu’est-ce que l’Intelligence Emotionnelle ?

 

Le terme d’intelligence Emotionnelle (IE) a été créé en 1990 par les psychologues Salovey et Mayer. Ils le définissent comme « une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions ainsi que ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées à ses gestes. »

 

L’idée sous-jacente est que si les émotions sont prises en compte au sein de l’entreprise, le monde deviendrait plus coopératif et attentif à l’humain - (Human to Human).

 

Les travaux de Charles Darwin ont mis en lumière le fait que l’émotion est vitale et qu’elle donne des informations précieuses sur les relations humaines. Cela à poussé, au cours des siècles, à mesurer, évaluer, chiffrer l’intelligence tout en la mettant en opposition à l’émotion.

 

Dans les années 70, afin d'infirmer ou confirmer un profil d’un candidat, il a été développé le Quotient Intellectuel (QI). Puis, dans les années 90, les tests dérivés de Binet en passant plus récemment par le WAIS-IV pour évaluer le niveau d’intelligence des futurs collaborateurs.

 

Ensuite, leurs ont succédés les tests de personnalité type SOSIE ou PAPI qui donnent plus d’humanité au recrutement. Obsolète, ces « examens » ont laissé place au Quotient Emotionnel.

Cette notion a été utilisé pour la première fois il y a une vingtaine d’années par Reuven Bar-On. Puis, Daniel Goleman (psychologue américain et journaliste au NY Times) écrit Emotional Intelligence (1995) où il traite de l’importance de développer « sa capacité à mettre en mots ses émotions. »

 

Être à l’écoute de ses émotions permet d’influencer le rapport aux émotions et à ceux des autres.

 

Rester à l’écoute et est ouvert aux idées différentes. D’avoir la capacité de revoir ses positions, de se remettre en cause à tout moment… L’émotion va donner la possibilité d’impacter la performance individuelle et collective. Le Manager va prendre en compte la dimension émotionnelle de chacun et de son équipe. En accompagnant son équipe dans le changement et parfois la réorganisation. Pour cela le manager doit développer son authenticité et la justesse auprès des équipes.

 

A l’heure actuelle, où la technologie est accessible à tous et de plus en plus fiable, les enjeux de différenciation se recentrent de plus en plus sur l’humain, sur la réussite des femmes et des hommes, leur créativité, leur développement, leur engagement et surtout leur motivation à réussir.

 

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 Comme le dit si bien, Arnaud Desjardins,“Si vous voulez être libre de vos émotions il faut avoir la connaissance réelle, immédiate de vos émotions.”L’Intelligence Emotionnelle intègre en son sein plusieurs composantes :

La conscience de soi : Est la capacité de prendre conscience de nos états intérieurs, préférences, ressources et intuitions. En reconnaissant nos ressentis et leurs effets, on apprend à reconnaître nos forces et limites, ce qui nourrit la confiance en soi.

La maîtrise de soi : C’est la capacité de gouverner nos émotions et pulsions et de les adapter aux différentes situations; ce qui inclut parfois la capacité de retarder la satisfaction d’une pulsion afin de miser sur un accomplissement beaucoup plus grand. C’est aussi la capacité de se montrer fiable et honnête; s’acquitter de son travail de façon responsable; faire preuve de souplesse devant les changements et être à l’aise avec les approches, les idées et les informations nouvelles ou différente.

La motivation : Regroupe les compétences émotionnelles permettant d’atteindre nos buts, notamment l’effort, l’engagement face à soi-même, face à son travail, face aux objectifs d’un groupe, d’une entreprise. C’est aussi la capacité à faire preuve d’initiative, c’est-à-dire être prêt à saisir les opportunités; ou encore l’aptitude à l’optimisme, comme le fait de poursuivre ses objectifs avec ténacité, malgré les obstacles et les revers. Les compétences associées à la motivation sont nécessaires à quiconque aspire à développer un projet d’affaires et lancer une entreprise.

L’empathie : c’est la capacité de capter les sentiments et les points de vue des autres et éprouver un intérêt réel pour leurs préoccupations. La passion du service, c’est-à-dire, anticiper, reconnaître et satisfaire les besoins des clients. La relation d’aide, c’est-à-dire, identifier les besoins et les limites d’autrui et stimuler leurs capacités. Le sens politique, c’est-à-dire la capacité à déchiffrer les enjeux des groupes et ses relations de pouvoir. Les personnes empathiques sont plus réceptives aux signaux subtils liés aux besoins et désirs d’autrui. Ces personnes sont douées pour l’enseignement, la vente, la gestion et les autres métiers où l’intérêt pour autrui est primordial.

La maîtrise des relations humaines : Réunit les compétences visant à persuader; envoyer des messages clairs et convaincants; inspirer et guider des groupes, des personnes; initier ou gérer des changements; négocier et résoudre des conflits; cultiver des relations; travailler avec les autres à des objectifs communs et mobiliser une équipe. Les personnes qui savent se rendre populaires aiment diriger efficacement leurs relations. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports constructifs.

 

 

L’IE repose sur le principe de la gestion des émotions, une fois que l’on a compris ses émotions il va falloir les utiliser. L’intelligence émotionnelle est un art d’être. Comme tous les arts, celui-là est très précieux, non seulement pour la qualité de la vie professionnelle, mais aussi pour le développement d’une société responsable et fondamentalement plus humaine. ( Réunir les compétences visant à persuader; envoyer des messages clairs et convaincants; inspirer et guider des groupes, des personnes)

 

Pour de nombreuse personne interrogés l’IE compte 70%  dans le succès des décideurs. Les personnes qui savent se rendre populaires aiment diriger efficacement leurs relations. Elles réussissent dans toute entreprise fondée sur des rapports constructifs.

 

Dans nos modes de vie moderne où les frontière entre pro et perso sont de moins en moins visibles, l’intelligence émotionnelle devient une part importante.

Pour Frédéric Fougerat,  «  L’intelligence émotionnelle est peut-être le rempart à une forme de folie que certains voient venir et que seul l’humain pourrait modérer par son humanité. »

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lundi 20 mars 2017

Un nouveau type d'antibiotiques pour combattre des super bactéries - Technion Research

Publié dans Science une équipe de #chercheurs dirigée par le Professeur Meytal Landau de la Faculté de #Biologie a découvert pour la première fois des #fibrilles #amyloïdes uniques à travers lesquelles la #bactérie#Staphylococcus #aureus #pathogène et hautement résistante attaque les #cellules #humaines et le #système #immunitaire.La #recherche pourrait avancer la #découverte d'#antibiotiques avec un mécanisme d'action nouveau qui va attaquer les toxines bactériennes clés.

 



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jeudi 9 mars 2017

Pour la journeé de la femme le Technion à reçu plus de 700 brillantes jeunes femmes. #JournéeDeLaFemme

 

"Un monde meilleur - par la science et l'ingénierie"​

Published on Environ 700 excellentes étudiantes de l'ensemble des écoles d'Israël ont visité le Technion dans le cadre de la conférence Tech Women 2017, organisée pour encourager les jeunes femmes à opter pour des études universitaires en sciences et en ingénierie.

https://www.linkedin.com

 

mercredi 8 mars 2017

JOIN US // Adhésion Technion France 2017 //

 

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, consultez la copie web

 

Chers Amis, 

 

 
Que vous soyez amis, soutiens, partenaires stratégiques, industriels ou académiques, adhérer au Technion France c’est adhérer à la stratégie de notre organisation de créer des liens forts entre nos deux écosystèmes, entre nos deux Pays.
 

 

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lundi 6 mars 2017

Une start-up israélienne crée une sonde gastrique plus économe

Fidmi Medical affirme que son appareil peut rendre la procédure moins complexe et moins désagréable

 

La start-up israélienne Fidmi Medical a développé une sonde d’alimentation plus facile à insérer, rendant la procédure moins compliquée et plus économique. Elle rend également les choses plus faciles pour le patient pour qui, cela est souvent une procédure désagréable.

 

Pour ceux qui ne peuvent pas ingérer suffisamment de nourriture ou de liquides par la bouche – comme ceux qui ont été victimes d’un AVC ou une maladie neuro-dégénérative comme la maladie de Parkinson – les sondes gastriques sont généralement insérées dans l’œsophage grâce à une procédure endoscopique, puis reliées à la source de l’alimentation par un petit trou dans l’estomac du patient.

Ces petits tubes, cependant, sont sujettes à des complications – ils sont parfois délogés, ce qui provoque des douleurs nécessitant des soins hospitaliers urgents et la mise en place d’un nouveau tube. Ils peuvent également se boucher et s’abîmer.

« L’insertion d’une sonde d’alimentation est toujours difficile pour le patient avant tout, ainsi que pour la famille et les soignants », a souligné Shahar Millis, le PDG de Fidmi Medical. « Le but est de minimiser les complications et les expériences désagréables liées à l’insertion de tube ».

Il a ajouté que les tubes de Fidmi fournissent une solution à un bon nombre de problèmes : le déplacement soudain du dispositif, le blocage indésirable et les visites fréquentes aux urgences pour le remplacer le tube.

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Le dispositif, qui ressemble à une flèche avec un bouchon plat à son extrémité, est inséré dans le corps par une procédure endoscopique standard. Les ‘pare-chocs’ interne en silicone rigide maintient le tube en place et sont mieux que les ‘pare-chocs actuels’, qui sont retirés avec le tube, a déclaré la compagnie.

Un outil spécial – qui ressemble à un minuscule tournevis – permet de détacher le tube du pare-chocs, qui se divise ensuite en cinq petites pièces et qui sont éliminés naturellement par le corps. « Cela nous permet d’enlever seulement le tube, donc il n’y a pas besoin d’anesthésie ou d’endoscopie pour le retrait », a déclaré Millis.

De plus, la structure est construite de telle manière qu’il permet de remplacer facilement le tube intérieur tous les jours, même par un membre de la famille ou un soignant, sans démonter le tube entier. Cela réduit considérablement la nécessité de procédures hospitalières d’urgence en raison des blocages des tubes, a précisé la compagnie dans un communiqué.

Un demi-million d’enfants et d’adultes aux États-Unis dépendent des sondes gastriques, et ce chiffre devrait augmenter de 8 % au cours des trois prochaines années, selon la Fondation pour la sensibilisation des sondes gastriques. Il y a plus de 300 maladies qui peuvent exiger l’alimentation par tube chez les enfants, a expliqué la fondation. Mais pour le patient et le soignant, l’utilisation d’une sonde gastrique peut être onéreuse et désagréable.

Fidmi Medical fait partie du groupe Trendlines et opère sous l’égide de l’incubateur technologique du groupe Misgav.

Fidmi a été fondée par le Dr Uri Ben-Yishai, un gastro-entérologue de l’hôpital Hadassah d’Israël. Il a été rejoint par Millis, un ingénieur mécanicien, qui se spécialise dans le développement de produits personnalisés pour le système digestif.

La société a recueilli plus d’un million de dollars pour développer le produit, qui sera bientôt présenté à l’US Food and Drug Administration pour obtenir une autorisation de commercialisation.

Un essai clinique devrait commencer à Hadassah dès le mois prochain. Le procès n’est pas une condition préalable à l’autorisation de la FDA, mais pour obtenir des commentaires des patients et du personnel médical, dit le communiqué.

 

 

 

Une start-up israélienne crée une sonde gastrique plus économe

La start-up israélienne Fidmi Medical a développé une sonde d'alimentation plus facile à insérer, rendant la procédure moins compliquée et plus économique. Elle rend également les choses plus faciles pour le patient pour qui, cela est souvent une procédure désagréable.

http://fr.timesofisrael.com

 

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jeudi 26 janvier 2017

Il est arrivé !!! Le #ATFtechtalk Retrouvez le Tech Talk de Janvier avec tout ce que vous voulez savoir sur #MissionAnnuelle201

 

TECHNION FRANCE * Lettre d'information Janvier 2017

En 2016, les Start-up israéliennes ont levé $4,6 Milliards contre $4,43 Milliards en 2015 selon les chiffres du Centre de Recherche IVC-KPMG. Les cessions et introductions en bourse ont cependant été moins nombreuses, cela peut s'expliquer par la volonté des entrepreneurs de créer un tissu industriel israélien mature.

http://www.technionfrance.org

 

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mardi 24 janvier 2017

Vous souhaitez aller à la rencontre de l’excellence de la recherche et des Start up du Technion ?

Rejoignez la délégation au plus haut niveau et pluridisciplinaire qui constituera la 12ème Edition de la Mission Annuelle organisée par le TECHNION FRANCE. Cette mission est organisée du Vendredi 12 au Lundi 15 mai 2017 et aura pour thématique : #technionconnectedworld, Vers une Révolution 4.0.

Au cours de ces 4 jours, les thèmes des Enjeux Connectés dans les domaines de la Cyber sécurité, des Réseaux & Télécoms , de la 5G , des Systèmes Autonomes , de la Medtech et de la FoodTech seront abordés afin de mettre en relation direct les meilleurs experts du Technion - Israel Institute of Technology avec les membres de la délégation, qui permettront de développer et de concrétiser des partenariats stratégiques entre l’écosystème français et le TECHNION.

Tous les programmes sur : www.technionfrance.org

 

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jeudi 19 janvier 2017

RECHERCHE : L'ADN de l'éléphant, potentiel clé de la lutte contre le cancer ?

 D' après les recherches menées par le Dr. Joshua Schiffman (Utah, États-Unis) en collaboration avec le Pr. Avi Schroeder du Technion - Israel Institute of Technology. הטכניון (Israël), l'ADN de l'éléphant serait un élément clé pour la lutte contre le cancer.

 

 

Lab tests show elephant DNA may be key to fighting cancer, says Utah researcher

First Published     •    Last Updated Jan 17 2017 08:09 am

lundi 16 janvier 2017

Découvrez comment les universités israéliennes encouragent l’entrepreunariat

Alors qu’Israël a le plus grand nombre de start-ups par habitant, les institutions académiques ouvrent leur porte à de nouvelles disciplines

 

Less co-fondateurs d’InovyTec, un fabricant de dispositifs médicaux d’urgence portables, ont tous deux travaillé auparavant pour le Shin Bet, l’agence de sécurité nationale d’Israël, mais ne se connaissaient pas. Puis, profitant d’un avantage, ils ont tous deux été envoyés pour suivre des cours d’entrepreneuriat à l’université Ben-Gurion du Néguev.

« Les études sur l’entrepreneuriat nous ont donné l’occasion de nous rencontrer, tout d’abord », a déclaré le président de la société Dror Matalon lors d’un entretien téléphonique.

« Ils nous ont également permis de faire une pause dans le travail et de réfléchir, en nous donnant les connaissances économiques pertinentes qui sont à la base de ce que nous faisons aujourd’hui. Pendant ces séances de remue-méninges en classe, nous avons discuté de ce que nous pensions être les besoins non satisfaits, et le noyau de notre entreprise s’est formé là ».

InovyTec vient de lancer la vente de leur produit : l’airway collar, qui permet l’ouverture non invasive des voies respiratoires des patients, et espère obtenir les autorisations réglementaires européennes au début de l’année prochaine pour pouvoir vendre un autre produit, un appareil portable capable de traiter les insuffisances cardiaques et respiratoires.

Jusqu’à présent, la société a réuni 4 millions de dollars, dont 2 millions provenant de la société allemande RHON-Innovations GmbH.

Alors qu’Israël se vante d’avoir le plus grand nombre de start-ups par habitant dans le monde, remportant ainsi le titre de nation Startup, des cours sur l’entrepreneuriat ont commencé à pulluler dans les universités et les facultés à travers le pays, répondant ainsi à une demande.

Ces programmes visent à armer les étudiants avec la théorie, qui est nécessaire, et de leur donner une boîte à outils accompagné d’un mentorat, d’un réseau et de conseils sur la meilleure façon d’aborder les investisseurs pour obtenir un financement.

Le dispositif SALI d'InovyTec qui peut traiter les défaillances cardiaques et respiratoires sur place (Crédit : Autorisation)

Le dispositif SALI d’InovyTec qui peut traiter les défaillances cardiaques et respiratoires sur place (Crédit : Autorisation)

« Quelqu’un peut-il diriger sans études universitaires ? Tout est possible. Mais dans la vie, beaucoup de choses dépendent de la chance. Quelles sont les chances que des entrepreneurs réussissent s’ils n’ont pas de mentors qui peuvent les pousser vers l’avant, s’ils ne savent pas comment construire un modèle d’entreprise, s’ils ne savent pas comment construire une équipe et quand ils doivent approcher les investisseurs », s’est interrogé le Dr Yossi Maaravi, le doyen adjoint au Adelson School of Entrepreneurship au Centre interdisciplinaire (IDC) de Herzliya, dans une interview.

« Quatre-vingts pour cent des histoires sur les réussites peuvent être mis sur le compte des leçons apprises, 20 pour cent de la réussite revient à la personne elle-même. Les études, dans la plupart des cas, peuvent considérablement vous propulser vers l’avant ».

Yossi Maaravi, vice-doyen de la Adelson School of Entrepreneurship de l'IDC (Crédit : Autorisation Adi Cohen Tzedek)

Yossi Maaravi, vice-doyen de la Adelson School of Entrepreneurship de l’IDC (Crédit : Autorisation Adi Cohen Tzedek)

L’école sur l’entrepreneuriat d’Adelson (ASE), récemment inaugurée par l’IDC, est devenue un carrefour pour toutes les activités entrepreneuriales du collège privé, à la fois académique et extra-scolaire.

L’école propose une grande variété d’activités, y compris des cours, des programmes, des diplômes différents et des programmes spéciaux pour les étudiants exceptionnels du premier cycle et les diplômés. L’offre phare de l’IDC pour les étudiants de premier cycle, le programme d’entreprise Zell, est l’un des programmes de création de société à capital risque les plus renommés dans le monde académique.

Au cours de ses 15 années d’activité, 298 étudiants ont obtenu leur diplôme et ont permis de générer 85 entreprises, selon le site Web de Zell. L’IDC a également lancé cette année un autre programme d’honneur pour l’entrepreneuriat, IDC Beyond, destiné aux diplômés d’Israël et de l’étranger.

« Tous nos programmes ont un élément pratique, à travers lequel les élèves apprennent par le biais de projets qu’ils ont mis en place, aux côtés des études théoriques et des études de cas plus pertinents », a déclaré Maaravi.

« Nous avons de solides relations avec l’industrie et l’ensemble de l’écosystème israélien de la haute technologie – nos professeurs sont des universitaires, mais aussi des experts de l’industrie et nous avons un réseau de mentors et d’anciens élèves – tous désireux d’aider le secteur israélien de la haute technologie ».

Rencontre entre les étudiants et les startups organisée par l'IDC en novembre 2016 (Crédit : Autorisation Adi Cohen Zedek)

Rencontre entre les étudiants et les startups organisée par l’IDC en novembre 2016 (Crédit : Autorisation Adi Cohen Zedek)

Yoav Zurel, 31 ans, est le PDG de la start-up israélienne FeeX, qui a développé une plate-forme de renseignements financiers de ‘crowdsourcing’ gratuite pour aider à réduire les frais cachés dans les comptes de placement financier. Il a obtenu un diplôme en informatique à l’IDC, où il a également participé au programme Zell, et c’est là que FeeX a été conçu.

Le co-fondateur de Zurel, David Weisz, vice-président des produits FeeX, a également assisté au programme Zell. L’entrepreneur Uri Levine, également co-fondateur de la start-up, était leur mentor. Levine, qui a vendu son entreprise Waze à Google pour un montant estimé à 1,3 milliard de dollars en 2013, est le président de FeeX et l’un des investisseurs dans la start-up.

Yoav Zurel, PDG de FeeX (Crédit : Autorisation Sahar Rott)

Yoav Zurel, PDG de FeeX (Crédit : Autorisation Sahar Rott)

« Au cours de ma deuxième année à l’IDC, ils ont commencé à recruter des étudiants pour le programme Zell », a expliqué Zurel, qui a été inclus dans le classement Forbes de 2015 « 30Under30 », le classement des entrepreneurs les plus prometteurs d’Israël.

« David, mon meilleur ami à l’IDC, m’a dit qu’il présentait sa candidature pour le programme. Je ne l’ai même pas envisagé, mais après avoir mûrement réfléchi, je l’ai fait. Le programme m’a fourni une variété d’expériences et de connaissances : sur la façon de mettre en place une entreprise à partir de zéro, sur la manière de choisir quel défi aborder, comment recueillir des fonds nécessaires et comment contacter les investisseurs. Nous avons rencontré des investisseurs et nous avons rencontré notre mentor, Uri Levine. Cette relation a conduit à la création de FeeX ». La société a réuni 12 millions de dollars à ce jour.

A la recherche d’étudiants en sciences

Alors que les universités donnent naissance à des entrepreneurs, le secteur de la haute technologie d’Israël, qui a été un moteur de croissance pour l’économie, est confronté à une pénurie aiguë d’ingénieurs et de programmeurs car les étudiants hésitent à étudier l’informatique, les mathématiques et les statistiques.

Ce manque de main-d’œuvre qualifiée est encore plus accentué par l’explosion de l’activité dans le secteur où le nombre d’entreprises opérant localement au cours de la dernière décennie a presque doublé. Les travailleurs veulent aussi souvent se lancer dans le défi de créer leur propre entreprise plutôt que de rejoindre une entreprise déjà existante, et les entrepreneurs prospères ont tendance à retourner sur le marché avec de nouvelles entreprises.

En outre, des entreprises comme Google, Apple, Deutsche Telecom, Bosch ont mis en place des centres de recherche et développement en Israël, avec 278 multi-nationales exploitant un total de 327 centres de recherche et développement dans le pays aujourd’hui, contre environ 250 centres de ce type il y a trois ans, comme les données de l’IVC le démontrent.

Le gouvernement israélien doit encourager les jeunes à entreprendre des études scientifiques et techniques dès le plus jeune âge, a estimé le Professeur Dan Shechtman, le lauréat du Prix Nobel, lors d’une entrevue le mois dernier avec Times of Israel.

Shechtman, qui dirige depuis 30 ans un cours sur l’entrepreneuriat technologique au Technion-Israel Institute of Technology, a élaboré un plan d’études sur l’innovation pour les écoles du Sci-Tech d’Ort Israel, un réseau d’écoles professionnelles.

En outre, le Conseil israélien pour l’enseignement supérieur prévoit de permettre aux universités d’augmenter le nombre d’étudiants inscrits dans des facultés spécialisées en science pour aider à endiguer la pénurie.

Les étudiants participent au hackathon de 30 heures à l'université Ben-Gurion en novembre 2015 (Crédit : Autorisation de Dani Machlis)

Les étudiants participent au hackathon de 30 heures à l’université Ben-Gurion en novembre 2015 (Crédit : Autorisation de Dani Machlis)

Les programmes proposés dans les universités d’Israël ne sont pas très différents de ceux proposés par les établissements d’enseignement aux États-Unis. Ce qui rend Israël différent, a déclaré le professeur Dafna Schwartz, la présidente du Centre Bengis pour l’esprit d’entreprise et l’innovation à l’université Ben-Gourion du Néguev, est la capacité des étudiants israéliens à « créer un réseau avec l’industrie si facilement. Israël est un pays très petit et tout le monde est très accessible ».

« Les universités israéliennes avaient parfois une attitude ambivalente envers les programmes de spécialisation en entrepreneuriat », a expliqué Schwartz. « Ils se demandaient s’il y avait vraiment une méthodologie qui pourrait être apprise, si un programme complet devrait être consacré à cela et s’il y a des théories et des modèles qui soutiennent les études sur l’entrepreneuriat ».

La professeure Dafna Schwartz de l'université Ben-Gurion du Néguev (Crédit : Autorisation de Dani Machlis)

La professeure Dafna Schwartz de l’université Ben-Gurion du Néguev (Crédit : Autorisation de Dani Machlis)

« Les études démontrent que l’entrepreneuriat peut être appris », a-t-elle dit. « Notre message a toujours été que l’entrepreneuriat est une compétence que l’on doit avoir dans le monde du travail d’aujourd’hui, dans lequel les choses sont toujours en mouvement et où vous devez constamment identifier et analyser les opportunités, que ce soit pour votre entreprise ou pour l’entreprise pour laquelle vous travaillez. La prise de conscience de ce besoin croît. Je pense que c’est une compétence qui est un must pour tous ceux qui étudient ».

L’université propose un MBA en gestion dirigé par Schwartz avec une voie spéciale dans l’entrepreneuriat, la gestion de la haute technologie et l’innovation, qui enseigne aux étudiants à mettre en place et à faire avancer un projet, comment rester compétitif et comment promouvoir l’innovation.

Vera Gutman, 32 ans, est une diplômée en génie mécanique de l’université de Tel Aviv et s’est jointe au programme IDC Beyond cette année. Elle est entourée de gens d’origines variées, a-t-elle souligné – un pilote, un médecin en physique, des entrepreneurs qui ont déjà créé une entreprise. « Les études sont importantes et m’exposent à des mondes que je ne connaissais pas auparavant », a-t-elle ajouté. « Il était important pour moi de ne pas venir ici avec une idée pour monter une entreprise, mais pour être ouverte à de nouvelles idées ».

Ce n’est pas un livre de recettes

Lorsque l’université hébraïque a lancé son Entrepreneurship Center, qui fournit une éducation pratique, le soutien, les mentorats et les connexions nécessaires pour les étudiants du HUJI et les membres de la communauté de Jérusalem pour qu’ils puissent devenir des entrepreneurs efficaces, les administrateurs universitaires étaient initialement sceptiques.

Le professeur Niron Hashai, le vice-doyen au département de l'innovation et du développement de la faculté des affaires de l'université hébraïque (Crédit : Autorisation)

Le professeur Niron Hashai, le vice-doyen au département de l’innovation et du développement de la faculté des affaires de l’université hébraïque (Crédit : Autorisation)

L’initiative, lancée en octobre 2015, est ouverte à tous les étudiants, aux anciens étudiants, aux membres du corps professoral et aux entrepreneurs de Jérusalem, et propose des programmes dit ‘pré-accelerateurs’ et des programmes d’accélérateur, l’accès aux installations des laboratoires pour les entreprises en biotechnologie.

De plus, en novembre de cette année, l’université a lancé une voie éducative « Start Up 360 » dans le cadre de son programme MBA, qui vise à donner aux étudiants les outils nécessaires pour gérer et investir dans les start-ups avec des mentors juridiques et ceux de l’industrie en capital risque. Mais le programme de l’université hébraïque a commencé comme une initiative allant du bas vers le haut basé sur la demande, car l’université craignait d’adopter pleinement une approche pratique qui semblait incompatible avec la recherche traditionnelle, le professeur Niron Hashai, a expliqué le vice-doyen au département de l’innovation et du développement de la faculté des affaires de l’université hébraïque.

« L’académie n’était pas traditionnellement un lieu pour les start-ups, mais les temps changent. Pour être en mesure d’attirer les meilleurs esprits – si c’est ce que les étudiants veulent et ont besoin aujourd’hui – alors nous devons être en mesure de leur offrir des outils pour mettre en place une start-up », a déclaré Hashai.

« Un diplôme en sciences de l’informatique leur servira au cours de leur vie, donc nous en tant qu’université devons offrir aux étudiants à la fois du pur apprentissage scientifique et théorique ainsi que l’expérience pratique. Un apprentissage théorique approfondi est essentiel pour ouvrir les horizons des étudiants. Après tout, nous ne voulons pas seulement être un livre de cuisine sur la façon de faire les choses ».

 

 

Découvrez comment les universités israéliennes encouragent l'entrepreunariat

Les co-fondateurs d'InovyTec, un fabricant de dispositifs médicaux d'urgence portables, ont tous deux travaillé auparavant pour le Shin Bet, l'agence de sécurité nationale d'Israël, mais ne se connaissaient pas. Puis, profitant d'un avantage, ils ont tous deux été envoyés pour suivre des cours d'entrepreneuriat à l'université Ben-Gurion du Néguev.

http://fr.timesofisrael.com

 

samedi 14 janvier 2017

La cœlioscopie israélienne applaudie et financée par le monde chirurgical

La cœlioscopie israélienne applaudie et financée par le monde chirurgical MédiTech R&D   11 January 2017 Lisa Dahan 1.9k Shares 0 1.9k 7 3 4 6 L’Union Européenne et les Etats-Unis ont donné leur aval à la commercialisation d’un nouvel outil chirurgical, le TroClose1200 inventé par la société israélienne Gordian Surgical.

La cœlioscopie ou laparoscopie, est cette technique chirurgicale mini invasive pratiquée au niveau de l’abdomen et rendue possible par l’utilisation d’une petite caméra introduite dans l’abdomen à travers de petites incisions de 5 mm. Jusqu’ici, une telle opération nécessitait tout de même une lourde anesthésie pour le patient. En cause, l’ouverture de l’abdomen par un trocart pour réaliser ponctions et biopsies.

coelioscopie


Le PDG de la société, Ziv Pe’er, a développé un trocart d’un nouveau genre qui va plus loin qu’un simple écarteur ou inciseur. L’instrument est apte à entrer dans l’abdomen avec plus de précision et à refermer les sutures chirurgicales.

Pour cette avancée, la société a reçu une aide financière à hauteur de 2,25 Millions de dollars. Son principal investisseur est allemand, B. Braun Melsunger AG, leader mondial sur les produits et services médicaux, tandis que les autres actionnaires majoritaires sont chinois.

Zvi Pe’er explique : ” Recevoir la distinction de la FDA est une étape importante dans le plan d’action du Gordian Surgical. Le dernier investissement de B.Braun nous a permis de commercialiser rapidement notre outil sur les marchés étrangers. L’intérêt majeur de TroClose a d’ailleurs été mis en avant lors du salon MEDICA 2016 à Düsseldorf.”

Pour le Professeur Michel Vix, à la tête du service bariatrique et du service chirurgical de l’hôpital universitaire de Strasbourg, co-directeur de l’institut IRCAD :
"L’outil de Gordian Surgical possède un système vraiment efficace, facile d’utilisation et surtout utile pour les jeunes chirurgiens. Il a de sérieux avantages comme sa courbe d’apprentissage qui sera nettement apprécié par les chirurgiens peu habitués à ce genre de mode opératoire. Nous avons décidé de prendre part à l’entreprise car TroClose a définitivement sa place sur le marché. Tout son potentiel tient dans son ergonomie et sa double fonction dans les laparoscopies. De plus, la validation d’une autorité américaine et européenne n’a fait que confirmer notre confiance dans l’entreprise.”

TroClose1200 est attendu par la majorité des praticiens pour le gain de temps qu’il procure durant l’intervention et par conséquent, la réduction du temps d’anesthésie souvent cause de désagréments pour les patients.


La cœlioscopie israélienne applaudie et financée par le monde chirurgical

L'Union Européenne et les Etats-Unis ont donné leur aval à la commercialisation d'un nouvel outil chirurgical, le TroClose1200 inventé par la société israélienne Gordian Surgical. La cœlioscopie ou laparoscopie, est cette technique chirurgicale mini invasive pratiquée au niveau de l'abdomen et rendue possible par l'utilisation d'une petite caméra introduite dans l'abdomen à travers de petites incisions de 5 mm.

http://siliconwadi.fr

 

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lundi 9 janvier 2017

La Lune s'est-elle formée en plusieurs morceaux ?

Un impact géant ou plusieurs collisions plus petites ? Le mystère de l'origine de la Lune n'est pas encore totalement éclairci.

Mais d'où vient donc la Lune ? Si l'on avait posé cette question à un astronome au milieu du siècle dernier, il vous aurait probablement répondu qu'elle s'est formée en même temps que la Terre, à partir des mêmes poussières cosmiques, aux origines du système solaire.

Seulement voilà. Depuis, nous sommes allés voir sur place, avec des humains qui ont ramené des échantillons, et des satellites qui ont effectué des mesures avec des instruments de plus en plus précis. En parallèle, les modélisations informatiques ont amené la puissance de calcul au service des scientifiques, et leur ont permis de vérifier d'autres théories...

3 hypothèses écartées

La théorie la plus ancienne, celle de la formation simultanée, a été écartée grâce à l'analyse de la composition de la Lune : elle manque sérieusement de fer, qui existe en abondance sur notre planète. Si les deux avaient été formées à partir des mêmes débris originaux, elles auraient plus ou moins des quantités de fer similaires.

D'autres ont émis l'idée que la Lune a pu se former ailleurs, une sorte d'astre vagabond qui aurait alors été capturé par l'attraction terrestre. Là encore, la conquête spatiale a permis de rejeter l'idée. Les rochers ramenés de la Lune par les astronautes de la Nasa ont en effet permis de déterminer qu'ils avaient une composition suffisamment semblable à celles de la Terre, pour que la formation de la Lune dans un autre secteur du système solaire devienne particulièrement improbable. Les isotopes ("variantes") de certains éléments, comme l'oxygène et le titane, varient en effet dans les différents secteurs du système solaire, ce qui permet aux les scientifiques de déterminer une différence d'origine.

 

De plus, les modélisations sur les vitesses respectives nécessaires pour une telle capture ne sont pas non plus en accord avec les probables mouvements de la Terre aux débuts du système solaire.

On se retrouvait donc avec une Lune à la composition similaire aux couches extérieures de la Terre, mais sans les grandes quantités de fer présentes dans son noyau. Certains ont alors émis l'idée que la Terre des origines tournait vraiment très vite, ce qui aurait alors éjecté des matériaux de sa surface, en quantité suffisante pour que la Lune puisse ensuite se former en agrégeant le tout. Une variante évoque même la possibilité qu'un gros morceau de Terre se soit détaché d'un coup...  Là, ce sont les modélisations d'un tel scénario qui l'ont éliminé : les données sur les mouvements de la Terre et de la Lune ne collent pas avec cette hypothèse. Entre autres, il aurait fallu que la Terre tourne à une vitesse quasi impossible pour permettre un tel détachement.

Collision cataclysmique avec une planète de la taille de Mars

C'est là qu'intervient la dernière théorie en date, celle de l'impact géant. L'un des gros morceaux qui ont servi à bâtir les planètes, ce que les spécialistes nomment un planétésimal, serait entré en collision avec la proto-Terre. L'objet en question, approximativement de la taille de Mars, se serait encastré dans l'ancêtre de notre Terre. Dans ce choc cataclysmique, des morceaux auraient été éjectés, et se seraient ensuite rassemblés pour former la Lune. On a même trouvé un nom de baptême pour la petite proto-planète à l'origine du cataclysme : Theia.

Il reste cependant pas mal de détails à affiner sur ce scénario. Certains ont en effet remarqué que les fameux isotopes analysés dans les échantillons lunaires montrent une similitude trop importante avec ceux de la Terre. S'il y avait eu collision, une partie des matériaux de la Lune devrait provenir de Theia, 70% selon certains calculs.

En 2014, une étude internationale apportait une réponse : en analysant des échantillons des missions Apollo, ils notaient une faible différence entre les isotopes d'oxygène de la Lune et ceux de la Terre. Les différences étaient faibles, mais elles existaient, suffisantes pour apporter un début de réponse aux critiques.

Quand la Terre avait (peut-être) plusieurs lunes

Aujourd'hui, c'est une nouvelle théorie qui vient s'ajouter à la liste des tentatives d'explication sur la formation lunaire. Des chercheurs du Technion-Israel Institute of Technology et du Weizmann Institute of Science viennent en effet de publier une étude dans "Nature Geoscience" qui remet en question l'impact géant.

Selon ces chercheurs, ce ne serait pas un impact mais plusieurs qui seraient à l'origine de notre satellite. "Notre modèle suggère que l'ancienne Terre a eu un jour une série de lunes, chacune formée par une différente collision avec la proto-Terre", explique Agai Perets, l'un des auteurs de l'étude.

"Il est probable que de telles petites lunes ont ensuite été éjectées, ou sont entrées en collision avec la Terre, ou les unes avec les autres pour former de plus grandes lunes."

En modélisant les différents impacts possibles en ces débuts chaotiques du système solaire, ces scientifiques ont conclu que leur théorie était en accord avec ce que nous connaissons de la formation de la Terre. "Dans les dernières étapes de sa croissance, la Terre a subi de nombreux impacts géants avec d'autres corps célestes. Chacun de ces impacts a amené davantage de matériaux à la proto-Terre, jusqu'à ce qu'elle atteigne sa taille présente", précisent les chercheurs. Et la Lune, alors ? Selon les auteurs de l'étude :

"Il est probable que les petites lunes qui se sont formées dans ce processus puissent se croiser, entrer en collision et fusionner. Une longue série de telles collisions entre lunes peut avoir graduellement construit une lune plus grande. La Lune que nous voyons aujourd'hui."

Cette thèse va donc relancer les débats sur l'origine de la Lune. Cependant, il faudra probablement de nombreuses autres études (et peut-être de nouveaux échantillons lunaires ?) pour trancher entre l'impact géant et les gros impacts en série.

 

 

La Lune s'est-elle formée en plusieurs morceaux ?

Mais d'où vient donc la Lune ? Si l'on avait posé cette question à un astronome au milieu du siècle dernier, il vous aurait probablement répondu qu'elle s'est formée en même temps que la Terre, à partir des mêmes poussières cosmiques, aux origines du système solaire. Seulement voilà.

http://tempsreel.nouvelobs.com

 

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dimanche 8 janvier 2017

Nurami Medical, success-story israélienne dans les biotechnologies

Fondée en avril 2014, cette start-up a développé un produit révolutionnaire pour la neurochirurgie. Nurami Medical vient d’obtenir 650 000 dollars de financement de la part de la Fondation Alfred Mann et d’investisseurs privés.

Comme souvent, l’aventure a commencé par une rencontre. Celle de la start-up Narumi Medical a commencé avec Amir Bahar, diplômé de l’Institut des Sciences de Weizmann et vétéran du Centre médical du mont Sinaï à New-York et du Technion et Nora Nseir, ingénieure en biomédecine issue de ce même Technion. Ils se sont rencontrés dans cette institution particulièrement réputée en Israël.

Ils ont fondé ensemble en avril 2015 Nurami Medical, obtenant une subvention 3 millions de shekels (750 000 euros environ) de la part du Bureau israélien du Chef Scientifique et de Next Generation Technology, incubateur d’entreprises spécialisé dans les secteurs technologique et médical à Nazareth.

Voici six mois, Nurami est arrivé au bout de sa période de 2 ans au sein de l’incubateur à Next Generation technology pour devenir indépendant.

Cette success-story, Nurami Medical la doit au produit qu’elle développe : ArtiFascia, patch en nano-fibre biodégradable utilisable en neurochirurgie

Ces patchs, véritables bijoux de technologie, imitent la dure-mère, une membrane de protection située sous le crâne qui protège le cerveau et la moelle épinière. Ainsi, ils peuvent être utilisés pour protéger les tissus endommagés durant une neurochirurgie.

Nurami Medical a décroché dernièrement 620 000 euros de financement de la part de la Fondation Alfred Mann et d’investisseurs privés.

Pour en savoir plus sur le Technion, le MIT israélien, découvrez notre interview de Muriel Touaty, Muriel Touaty, Directrice générale de Technion France : 

 

 

vendredi 6 janvier 2017

À Las Vegas, Axelle Lemaire joue "La Marseillaise" sur un violon imprimé en 3D

Au CES de Las Vegas, la secrétaire d'État en charge du Numérique et de l'Innovation a montré ses talents sur un instrument made in France bien sûr

TECHNO - Pour mieux lier nouvelles technologies et bleu-blanc-rouge, il faudra faire très fort. Alors que se déroule actuellement l'édition 2017 du CES, ou Consumer Electronics Show -le plus grand salon au monde en terme d'électronique grand public-, Axelle Lemaire a effectivement réussi un sacré numéro.

Sur le stand de 3Dvarius, une start-up toulousaine, la secrétaire d'État en charge du Numérique et de l'Innovation a accepté de tester un violon électronique unique, créé au moyen d'une imprimante 3D. Et comme le montre notre vidéo en tête d'article, au lieu de se contenter d'assister à une démonstration, Axelle Lemaire a même proposé de jouer un morceau... "La Marseillaise" bien sûr.

 

 

Axelle Lemaire joue "La Marseillaise" sur un violon imprimé en 3D

TECHNO - Pour mieux lier nouvelles technologies et bleu-blanc-rouge, il faudra faire très fort. Alors que se déroule actuellement l'édition 2017 du CES, ou Consumer Electronics Show -le plus grand salon au monde en terme d'électronique grand public-, Axelle Lemaire a effectivement réussi un sacré numéro.

http://www.huffingtonpost.fr

 

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mercredi 4 janvier 2017

Des Etudiants du Technion ont développé un véhicule autonome

Nous sommes très fier de l’équipe d’étudiants de la faculté d’ingénierie aéronautique du הטכניון - מכון טכנולוגי לישראל | Technion avec la faculté génie électrique Andrew et Erna Viterbi qui ont développé, construit et piloté un véhicule autonome au concours AUVSI 2016 aux Etats-Unis. Arrivant en 4ème place sur 50 soumissions d’équipe, les étudiants ont créé et construit le véhicule en seulement 2 semestres. 



vendredi 23 décembre 2016

Compte-rendu scientifique – Décembre 2016

 

LE TECHNION: UN FLEURON AU PLAN MONDIAL DE l’INNOVATION SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE

 

Sous le Haut Patronage de

Monsieur François HOLLANDE

Président de la République

 

Colloque Annuel du Technion France

Lundi 5 Décembre 2016

Maison de la Chimie, Paris 7ème

 

#TechnionConnectedWorld, Vers un Monde d’Intelligence Connectée

  

Avec : 

Partenaires_presse

 

Ce lundi 5 décembre 2016, à la Maison de la Chimie, Technion France organisait, avec un succès jamais démenti, sa journée scientifique annuelle. Cette année, en plus des sommités habituelles du monde des sciences et de l’industrie, était convié un dense et surprenant bouquet de jeunes pousses qui apportent leur fraîcheur et leur talent au monde du big data et du numérique.

 

LA SANTE CONNECTÉE

Plus qu’un progrès théorique, la santé connectée représente un progrès thérapeutique. Elle permet de nouvelles approches et génère des revenus d’un type nouveau. De nouveaux acteurs apparaissent, de grandes entreprises sont contraintes de se réformer. Des dispositifs innovants se mettent au service des patients et des médecins tel l’appareil ajouté à un Smartphone et qui analyse le souffle de l’utilisateur pour détecter les éléments significatifs d’une pathologie, les transmettre à un praticien et avertir le patient. L’aide à la détection de la maladie et à son diagnostic passe par l’envoie à un serveur qui conserve toutes les données de santé de l’utilisateur. Un tel dispositif fait l’objet d’études très avancées au Technion. Autre exemple de service personnalisé mobile : l’analyse de la qualité de l’air avec visualisation sur l’écran du Smartphone qui permet de rendre visible la pollution de l’air en un endroit donné pour les personnes qui y sont sensibles comme les asthmatiques. Cette application individuelle de mesure de la qualité de l’air, développée par Breezometer, peut concerner directement 50 millions de personnes dans 48 pays en traitant le volume considérable de data recueillies, à terme, par des millions de capteurs.

 

La santé connectée permet des diagnostics non invasifs.

Elle va déterminer un changement qui est une révolution : le passage de la médecine de masse à la médecine personnalisée ce qui a des implications considérables en cancérologie par exemple. Pour l’industrie pharmaceutique il s’agit d’intégrer cette nouvelle dimension dès la R&D. La réglementation actuelle n’évolue pas assez vite pour permettre de bénéficier tout de suite de tous les progrès qui s’annoncent. Le patient, dans cette évolution, doit avoir une démarche participative. Il doit par exemple, en matière de diabète, accepter de porter un patch qui mesure en continu sa glycémie et, relié à son Smartphone, envoie les données recueillies vers le laboratoire de recherche pour contribuer à la compréhension de la maladie. De tels dispositifs s’envisagent aussi au moment des essais cliniques de nouvelles molécules.

 

Les opérateurs de téléphonie, compte tenu de la somme de data recueillies par leurs réseaux, ont parfaitement perçu la puissance de leur activité dans la perspective d’élaboration de systèmes de gestion de la donnée de santé. Orange Healthcare a ainsi créé un « Cloud Santé » qui conserve et traite les données d’un million de patients. Les données de mobilité concernent 250 millions d’utilisateurs « grand public ». Après anonymisation, les données permettent de modéliser les mobilités heure par heure, dans des zones très segmentables. En croisant les données de transport et de santé publique on parvient à des résultats très concrets et utiles. En matière d’épidémiologie par exemple. Ainsi en Côte d’Ivoire et au Sénégal où l’on travaille sur la modélisation des trajets de propagation. On a établi que le paludisme, au Sénégal, apparu dans des zones habituellement indemnes n’est pas lié à la venue de population depuis les zones infectées mais par le retour de voyageurs originaires de la zone indemne et infectés pendant leur séjour en zone impaludée. Conséquence, à partir de cette constatation, on peut adresser des messages de prophylaxie aux personnes qui font ce type de voyage.

 

C’est ainsi qu’une donnée basique devient une donnée de santé.

Orange Senior Care, qui vient d’être mis en développement, consiste à placer au domicile de personnes âgées toutes sortes de capteurs (mouvement, ouverture de porte, détection de fumée etc.), des objets connectés si nécessaire. Les données sont transmises pour dresser le profil de vie au quotidien de la personne concernée. Cela permet de détecter des anomalies de déplacement à l’intérieur de l’appartement. En cas d’alerte sur une anomalie comportementale, on contacte les personnes listée comme les enfants, les voisins puis on appelle la personne qui occupe l’appartement puis, en l’absence de réponse, les secours. Il est évident que l’on doit, pour un tel dispositif trouver le juste équilibre entre le recueil des données et l’intrusion dans la vie privée. Mais on mesure aussi les implications positives de la détection de troubles significatifs d’un AVC à venir, dans les heures qui précèdent.

 

Dans le domaine du confort de vie, autre application connectée qui exploitent des données encéphalographiques : Le casque Melomind de la Société MyBrain Technologies. Il est relié par téléphone à une plate-forme d’aide à la relaxation pour lutter contre le stress.

 

La beauté peut-elle être connectée ?

Oui répond-on chez L’Oréal...où l’on travaille sur la notion de « chercheur augmenté » c’est à dire sur la possibilité pour un chercheur de pouvoir tester en temps réel l’efficacité d’une formule que ce soit pour un shampoing ou un fond de teint, par mesure instantanée des degrés de brillance etc.. et pour d’éventuels désordres cutanés, mesurer l’action d’une nouvelle molécule. On peut arriver ainsi à une « beauté de précision ». Là encore le ou la cliente doit avoir une démarche participative et accepter d’utiliser une application permettant d’analyser les effet d’un maquillage, ou d’utiliser un patch qui mesure les effets des UVA et UVB.  Ceci peut être déterminant chez les personnes atteintes de lupus pour apprendre au patient à déterminer sa tolérance aux UV. Le traitement des données concernant la peau peuvent permettre de proposer un fond de teint formulé pour la cliente exclusivement dans une gamme de 20 000 formules au lieu de 50 ou 60 habituellement.

 

Encore plus étonnant : la bio-impression en 3D de tissus biologiques chez Poietis & Inserm...Tous les tissus peuvent être créés par bio-impression (peau, follicules pileux, foie). C’est l’introduction du numérique dans la biologie. Ces tissus sont imprimés cellule par cellule avec une résolution de quelques microns. Le projet est de produire des foies in vitro, implantés ou inclus dans des dispositifs extracorporels. Les premiers essais cliniques sont envisageables à 5 à 7 ans.

 

Visiomed commercialise d’ores et déjà des objets connectés (tensiomètres, cardiogrammes etc.) L’application mobile permet de recueillir les données puis de les analyser et d’avertir le patient en cas de données anormales. Un système d’interrogatoire permet de fixer une orientation diagnostique et, si besoin, de mettre le patient en relation avec un médecin. C’est une démarche de détection précoce à caractère prédictif, ainsi, on ne va plus chez le médecin ou à l’hôpital pour rien.

Commercialisé sous forme d’abonnement, le système est évolutif et permet au patient d’avoir toujours le capteur le plus abouti.

 

Ilumens se propose de révolutionner la formation des professionnels de santé, des patients et du grand public en développant des situations virtuelles simulées par robots par numérisation des données de situation. La simulation permet d’augmenter l’expérience des étudiants en leur offrant de s’entraîner au plus près de la réalité pour mieux se former.

 

On le mesure, la diversité des projets et le nombre de start-up sont tels que les horizons qui s’ouvrent sont infinis et l’on est bien au seuil d’une révolution intellectuelle et industrielle dans le domaine de la santé et de ses corollaires.

 

LES ENJEUX DE LA CITÉ CONNECTÉE

La « Smart City » définit la façon d’organiser la vie des usagers de la ville. Les relations entre le fournisseur de services et le client (collectivité ou usager) ont changé. Celui qui n’était auparavant que fournisseur d’équipements doit désormais fournir de l’information. C’est vrai dans les domaines traditionnels liés à l’économie circulaire de l’eau (fourniture-recyclage-épuration-redistribution), dans la collecte des déchets et leur recyclage, dans le domaine des bâtiments et de l’énergie. Le bâtiment 0 énergie reste du domaine du rêve au niveau de la ville. Modifier l’énergie est une intention louable mais il faut tenir compte de la demande. En matière d’électricité, la fourniture doit être égale à la demande dans les 5 secondes...Il faut donc optimiser et ajuster par rapport à un besoin de manière instantanée. Les systèmes de stockage et régulation n’existent pas encore.

Les nouvelles technologies modifient l’esthétique des bâtiments et leur fonctionnement intérieur et extérieur. C’est ainsi que la toute jeune société Glowee développe et commercialise déjà des produits de bioluminescence. Des bactéries sont transformées en matière productrice de lumière naturelle comme certains poissons, vers luisants etc. Il s’agit d’offrir une solution aux coûts élevés de l’éclairage dans les villes des vitrines, des façades de bâtiments, de panneaux. 19 % de l’énergie est dépensée dans l’éclairage urbain et celui-ci est responsable de 5 % des gaz à effet de serre. Cette matière luminescente peut être utilisée de manière surfacique et son bilan carbone est 10 fois inférieur à celui d’une LED. Ce produit fait déjà l’objet d’une commercialisation en événementiel, éclairage de vitrine.

 

La ville et la sécurité de circulation :

Le problème croissant des drones dans le trafic aérien urbain nécessite un suivi et un contrôle afin d'éviter tout incident futur et nécessitera des capteurs efficaces pour surveiller le trafic de tous les types de drones

La société israélienne ARTSYS 360 développe un petit radar électronique 3D qui permettra la détection de ces plates-formes sans pilote. Ce radar est léger, peu onéreux, il a une faible consommation d'énergie et a une portée de 400 mètres. Le système effectue un balayage vertical de 90 degrés et un balayage horizontal de 360 degrés.  Le système fournit une précision verticale et horizontale de 1,5 degré.

Le radar effectue un balayage de 360 degrés chaque seconde.

Les petits radars et le centre de contrôle où les données sont reçues communiquent via Wi-Fi, Lan, Rj45 et 3G. Le système obtient son alimentation par le biais d'un réseau électrique et a en option 4 piles au lithium pour durer de 48 à 96 heures d'opérations ainsi que d'un panneau solaire.

Une des principales utilisations du système est la sécurité intérieure, par exemple, le long des clôtures ou des frontières comme une couche supplémentaire de protection au-delà des patrouilles humaines. Une autre utilisation potentielle de la technologie est de détecter la congestion du trafic routier, aidant à le réguler.  Ce radar est potentiellement utile aussi dans la lutte contre la contrebande de drogue par drone et pour prévenir les incidents aériens.

Selon la compagnie, le système assure la couverture des zones aveugles: 3D-360 ° et assure la détection et le suivi dans l'environnement à haute densité.

Le système émet peu de rayonnement pendant les opérations, ce qui le rend sûr pour l'utilisation dans les zones urbaines.

Un habitant du monde sur 7 n’a accès à aucune énergie. En particulier les personnes qui vivent en camps de réfugiés. C’est en partant de cette constatation que la start-up Zéphyr Solar a mis au point un ballon de 15 mètres cubes, équipé de 15 mètres carrés de panneaux  photovoltaïques remarquablement légers, doté d’une antenne et d’une captation vidéo. Le ballon est relié à un caisson équipé de 9 batteries qui peuvent stocker 15 kw par jour. Il constitue une solution à la fourniture d’énergie pour des équipes de secours en zones sinistrées. Il permet d’alimenter un hôpital de campagne, d’éclairer 15 tentes. Ses premières utilisations hors sécurité civile se trouvent dans le domaine des festivals et de l’événementiel.

Tous les domaines de la ville sont destinés à produire et exploiter des data. La sécurité électrique sur la base d’un disjoncteur intelligent qui mesure à la fois la tension, et la température est une réalité.

La ville aura de plus en plus le besoin et la possibilité de comprendre sa consommation d’énergie pour la maîtriser. Des milliards d’objets connectés le lui permettront. De grosses compagnies comme CISCO travaillent sur cette réalité en y associant de nombreuses start-up.

Dans l’industrie de pointe, Airbus reste un exemple avec ses outils connectés appliqués par exemple au suivi des opérations de perçage qui permet d’allonger la durée de vie de l’outil et de faire des économies de matière très chère.

De cette révolution en marche, Peretz Lavie, Président du Technion, tire une leçon : l’université, à travers le monde change lentement, elle est conservatrice. Elle doit immédiatement entreprendre de dispenser de manière intensive l’enseignement des sciences des data, construire des ponts entre l’industrie et la recherche en informatique et mathématiques. Elle doit aussi s’armer pour dispenser une formation continue et promouvoir l’interdisciplinarité dans la recherche. Position à la laquelle Pierre Gattaz, Président du MEDEF, bon connaisseur du Technion a rendu un vibrant hommage en pointant la qualité de l’écosystème de l’innovation en Israël avec la valorisation de la prise de risque. Valoriser l’échec plutôt que le stigmatiser, c’est une grande force et il serait bon de l’appliquer à la France.

 

TOUS CONNECTÉS ?

Cette séquence de la journée portait sur l’évolution de l’intelligence artificielle et l’interface homme/machine, déterminante pour l’avenir universel des applications du big data.

L’intelligence artificielle est un outil. Il a d’abord servi à reconnaître une image, à traduire en comprenant le contexte et en éliminant les ambiguïtés, elle vise à permettre à l’ordinateur d’apprendre à reconnaître ce qu’il a déjà traité. Le but est de modéliser le monde. Capturer des données brutes et les organiser pour comprendre le monde a des conséquences très concrètes comme la définition de modèles de tumeurs en imagerie médicale en cancérologie. Les perspectives de la modélisation du cerveau pour les neurosciences sont immenses. Pour que le bénéfice et la maîtrise de ces outils connaissent le succès auxquels ils sont promis, il est nécessaire que l’interaction avec l’humain passe par un lien émotionnel. Le meilleur exemple est celui du robot « compagnon » Buddy. Il comprend les demandes de son utilisateur par la contextualisation de sa perception de son environnement. Il sait avec qui il parle et interagit. Il s’agit aussi de construire des machines qui comprennent la manière dont fonctionne l’humain en explorant  les mécanismes du développement cognitif et moteur de l’enfant. L’enfant apprend rapidement sans beaucoup d’expérience donc sans beaucoup de données de référence. Quelle est l’essence de la curiosité ? Comment naît-elle et devient-elle un élément puissant dans acquisition des connaissances ? En somme, comment peut-on modéliser l’émotion ? Comment déclencher une décision complexe avec peu de données ? L’éthique, la morale, sont-elles modélisables ? Ce sont là des questions ultimes sur lesquelles travaillent les chercheurs en Intelligence artificielle. On peut constater numériquement l’émotion par la mesure de l’influx nerveux, la variation de la pression sanguine et le changement de couleur de la peau du visage, mais on est encore très loin de modéliser l’émotion. Ce sera pourtant nécessaire si l’on veut véritablement créer des robots plus utiles que ludiques. L’acceptation du robot par le public passe par une nécessaire pédagogie pour éviter la tentation de l’anthropomorphisme. C’est dès l’école, par l’introduction de l’informatique dans l’enseignement, que l’on y parviendra.

La confusion autour de la nature de la machine fonctionnant en application de l’intelligence artificielle est entretenue par des événements spectaculaires comme celui présenté en 1997 et qui opposait une machine IBM, mue par le logiciel Watson, au champion d’échec Kasparov.

Un événement analogue a opposé en 2012 plusieurs joueurs de Jéopardy à une machine Watson. Pour ce faire, la machine doit comprendre la question en langage naturel, trouver une réponse dans son savoir et progresser dans la pertinence de ses réponses. Elle l’a fait jusqu’à 75 % battant ainsi les joueurs « humains ». L’interface homme/machine passant par le langage naturel est une nécessité absolue. Elle est la condition d’un dialogue essentiel au passage du monde de la programmation à celui de l’apprentissage c’est à dire de la conquête d’une certaine autonomie par la machine.

Des applications pratiques apparaissent d’ores et déjà telle JulieDesk qui permet la prise de rendez-vous par mail automatique.

Le développement des applications liées à l’intelligence artificielle va nécessiter une adaptation des systèmes de mobilité. Les opérateurs s’y préparent. Des années 90 où il s’agissait de transporter de la voix à la 4G des années 2010 pour le transport des data, on va très au delà avec le monde des robots qui nécessitera des taux de transfert colossaux supportés par les réseaux 5G, à l’horizon 2020. Un débit de 10 gb/s c’est déjà expérimenté et maîtrisé. Le but en vitesse de croisière de 20 gb/s sera atteint,  ainsi qu’une connectique d’un million d’objets au kilomètre carré (un petit robot intègre 5000 capteurs), une latence très faible de l’ordre d’1 milliseconde. Pour une voiture autonome cela a un sens, un ordre de freinage transmis en 4G correspond à 2m de latence, en 5G il correspond à 2cm…Cela entraînera sans doute un modèle économique différent de celui que nous connaissons aujourd’hui avec un abonnement à forfait remplacé sans doute par un abonnement par application des données transmises (frigo, voiture autonome etc...)

Les capacités de calculs évoluent aussi au rythme de l’accroissement du volume des data fournies.

La communication avec la machine en langage naturel est  acquise pour un horizon raisonnable, la machine comprend déjà ce qu’on lui dit en 100 millisecondes, la difficulté se situe au niveau de la génération du langage par la machine elle-même.

A l’issue de cet événement annuel du Technion France, chacun a pu mesurer la vitesse et l’ampleur d’évolution du monde connecté et les perspectives vertigineuses ouvertes sur l’avenir de notre quotidien. En illustration, trois sages étaient conviés à exprimer leur avis « d’empêcheurs de tourner en rond », Israël Nisand, Jean-Louis Étienne et Luc Ferry. Tous trois ont dit leur confiance en l’avenir de la science informatique connectée mais en exprimant la nécessité d’une éthique exigeante qui limite les déviances éventuelles. Au delà de l’admiration et de la part de rêve, il y a une réflexion qui s’amorce et s’amplifie à mesure que les notions complexes deviennent accessibles au citoyen, illustrant, grâce au Technion France, la maxime bien connue de Rabelais prescrivant, pour la bonne éducation de Gargantua  de grandes études en toutes matières ... « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

 

 

A propos du Technionwww.technion.ac.il/en 

Le Technion – Israel Institute of Technology, dont l’un des pères fondateurs est Albert Einstein, fût fondé en 1912. Située sur le mont Carmel à Haïfa en Israël, elle est la plus ancienne université du pays. Dès sa création, le Technion s’est fixé pour mission de former les hommes et les femmes qui construiront le nouvel Etat. Cette mission explique son succès dans le monde et lui permet de nouer des partenariats académiques avec les plus grandes universités internationales (Jacobs Technion - Cornell Institute, NYC, Institut de Technologie Technion Guangdong (ITGT), Chine). Classée 18ème meilleures écoles en informatique et 43ème en ingénierie par le prestigieux classement de Shanghai et 6ème dans le monde pour l’entrepreneuriat et l’innovation d’après l’enquête du MIT, Le Technion compte à son actif 18 facultés, 14 000 élèves, 60 centres de recherche et 2 prix Nobel de Chimie attribués à 3 Professeurs. Les sociétés dirigées par les diplômés du Technion représentent 51% de l’export industriel israélien, et 41 anciens diplômés sont listés au Dun & Bradstreet’s List du Top 125 Business leader.

 

A propos du Technion Francewww.technionfrance.org 

Le Technion France a pour but de développer, valoriser et promouvoir le Technion, Israel Institute of Technology, dans les différents domaines scientifiques, technologiques, d’entrepreneuriat, ou encore d’éducation en France et en Europe Francophone. Il joue également un rôle de relais d’information et de Networking grâce à la mise en place de colloques, d’évènements et de conférences en France, et toujours appuyé par des intervenants de qualité : Professeurs, Chercheurs, Ingénieurs, Chefs d’Entreprises devenues des success stories, français et israéliens du Technion. Il initie, développe et concrétise des coopérations industrielles avec des entreprises mondialement connues comme avec Total, Veolia, Sanofi, Servier, ou encore Havas Media. Enfin, et dans la continuité de la mission d’éducation du Technion, il aide financièrement et matériellement l’université dans son développement et sa recherche de nouveautés scientifiques, et apporte de l’aide aux étudiants. Le Technion France permet aussi à tous les futurs étudiants français - qui souhaitent partir étudier à l’étranger - de comprendre, connaître et appréhender une future entrée dans cette université prestigieuse, et de découvrir les partenariats qui existent avec des écoles de renom : L’Ecole Polytechnique, L’Institut Mines Télécom, Paris Sciences & Lettres et bien d’autres.

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vendredi 16 décembre 2016

Photo de la 14ème Edition de l'Evénement Annuel du Technion France #technionconnectedworld

Retrouvez les liens des photos de la 14 edition de l'événement annuel du Technion France #technionconnecteedworld

 

Photo du 5 décembre : http://erezlichtfeld.jalbum.net/colloque.technion.2016/

Photo du 6 Décembre : http://erezlichtfeld.jalbum.net/gala.technion.2016/

 

Encore merci à tous !! 

Posté par MurielTouaty à 03:08 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

Intervention du Philosophe Luc Ferry au #technionconnectedworld

Luc Ferry a répondu aux questions de Muriel Touaty diffusé lors du 3ème Plateau "Tous Connectés ? L'Homme, La Robotique et L'Intelligence Artificielle"



Posté par MurielTouaty à 02:22 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 15 décembre 2016

Intervention du Docteur Jean-Louis Etienne au #technionconnectedworld

L'explorateur qui ose l'impossible, Jean-Louis Étienne​ partira pour une expédition avec le Polar Pod en 2019. 
Au cours de cette 14ème Edition de l'Evénement Annuel #technionconnecedworld​, Jean-Louis à répondu aux questions de Muriel Touaty diffusé lors du 2ème Plateau "Technologies Smart : Les Enjeux de la Cité Connectée"

 



Posté par MurielTouaty à 04:35 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]